e me souviens de la première fois où j'ai essayé de partager ma foi à l'école. Une amie m'avait invitée à initier des conversations sur Jésus à l'université. À l'époque, Robyn faisait partie de l'équipe du Pouvoir de Changer à Toronto, et elle et son mari visitaient l'Université Queens pour la journée.
Jusqu'à ce moment-là, j'avais réussi à éviter de partager ma foi, malgré ma participation à quelques voyages missionnaires durant mon adolescence. J'avais bien trop peur d'aborder des étudiants intelligents et sympathiques, craignant de me faire ridiculiser. Cependant, quand Robyn m'a demandé si je voulais l'accompagner, une partie de moi était trop fière pour refuser, tandis que l'autre moitié était enthousiaste, car j'aimais et faisais confiance à Robyn.
La personne avec qui nous avons fini par parler ce jour-là avait fréquenté la même petite école secondaire que moi, bien qu'elle soit quelques années plus âgée. Autant que je puisse en juger, elle ne savait pas qui j'étais, mais je l'avais reconnue. J'étais tellement surprise que mes yeux ont failli sortir de leurs orbites. Malgré ce moment de choc, nous avons réussi à avoir une conversation agréable sur son parcours de foi et l'Évangile.
Tu sais, j'accorde beaucoup d'importance à ce que les gens pensent de moi. Tu peux donc imaginer ma surprise lorsque je suis sortie de cette conversation, non pas terrifiée, mais encouragée à parler aux autres de Jésus. J'avais supposé que ma peur augmenterait en exposant mes croyances impopulaires à des gens qui pourraient me connaître, me juger et se moquer de moi. Mais au lieu de cela, je suis partie avec la profonde conviction que Dieu était aux commandes. Imagine, parmi toutes les personnes présentes sur ce campus ce jour-là, j'ai eu la chance de croiser l'une des peut-être trois autres personnes de Queens qui avaient obtenu leur diplôme secondaire à la même école que moi!
L'évangélisation n'a pas cessé d'être difficile après cette première expérience. J'ai continué à ressentir de la peur pendant des années, même après avoir commencé ma carrière de missionnaire à plein temps (désolée si cela te déçoit). C'était une lutte, et parfois, ça l'est encore.
Cependant, la bataille est maintenant très différente. Aujourd'hui, il s'agit de dire ce premier "Bonjour, Hi." Je ne m'inquiète plus de ce que je vais dire; j'ai suffisamment de pratique et d'expérience pour savoir comment mener une conversation solide.
Voici donc quelques conseils d'une personne qui est passée de « Seigneur, s'il te plaît, ne me demande pas de faire ça !! » à « Seigneur, on se lance !!».
Pour ceux qui sont craintifs : Apprenez à affronter vos peurs.
1. Essaye de comprendre pourquoi tu n'aimes pas ou penses que tu n'aimeras pas l'évangélisation.
La plupart des gens se font des idées fausses sur cette expérience. Ils pensent que ça va être bizarre, peut-être même conflictuel, ou carrément gênant.
Pourtant, dans mon expérience, après avoir introduit des amis à cette expérience d’initier des conversations spirituelles, presque tout le monde dit : "Ce n'était pas aussi terrible que je le pensais !" et j'ai même eu plusieurs personnes me dire : "C'était amusant !"
Une fois que tu as identifié tes préoccupations et que tu en discutes avec quelqu’un, cela rendra beaucoup plus facile d'y faire face.
2. Exprime tes préoccupations à Dieu.
As-tu peur du rejet ? Crains-tu d'être perçu comme un chrétien ignorant ou critique ? Es-tu extrêmement timide ou peut-être que tu luttes contre l'anxiété sociale ? Opères-tu dans ta deuxième ou troisième langue à l'école et ce genre de conversation est-il un défi désespéré ?
Rien de tout cela n'est trop pour Dieu.
Apporte tes préoccupations à Jésus et lutte avec elles. Comme moi, ce sera probablement un processus de toute une vie pour apprendre à maîtriser ces préoccupations (je sais, c'est pénible). L'évangélisation est un excellent moyen d'inviter Dieu dans ton chaos intérieur et de commencer à lui remettre les choses. Notre égoïsme se montre si souvent lorsque le sujet de l'évangélisation est abordé ; nous pouvons trouver mille excuses en une journée.
3. Tourne toi vers Jésus
C'est là l'essence de la vie chrétienne : abandonner notre égoïsme et nous tourner vers Jésus.
Une fois que tu as découvert ce qui t'empêche de faire ces pas de foi dans l'évangélisation, considère ce que Dieu a à dire sur ta situation.
Que disent les Écritures ? Comment le Seigneur peut-il venir à tes côtés et te fortifier avec compassion pour accomplir le bien qu'il t'appelle à faire ? Comment t'encourage-t-il et t'aide-t-il à te relever lorsque tu luttes ? Apprends à courir vers lui dans ta peur, ton anxiété, ton égoïsme, et invite-le à transformer ton cœur.
Prends un pas de foi.
4. Souviens-toi que Dieu est souverain.
5. Pour ceux qui sont confiants : Apprenez à coacher les autres
Et si tu n'as aucun souci à sortir et à partager ta foi, mais que tu remarques que tes proches sont mal à l'aise à ce sujet et que tu veux les encourager ?
Sois un.e coach ! Prends les étapes ci-dessus et aide ton ami.e à les franchir. Ce n'est pas forcément quelque chose qui se règle en une seule conversation, mais qui sait ! Avance avec ton ami.e, encourage-le, prie pour lui et lance-lui des défis ! Ne le mets pas sous pression et surtout, ne le culpabilise pas pour essayer de le motiver. C'est une affaire entre lui et Dieu.
Il est possible qu'il annule votre rendez-vous à quelques reprises ou qu'il prétende ne pas avoir reçu votre message. Soyez patient. Je sais, j'ai été à sa place parfois. Dieu agissait dans ma vie et il agit dans la vôtre et dans celle de vos amis, qu'ils soient chrétiens ou non.
Qui es-tu dans tout ça ? Sens-tu le besoin de franchir ces étapes, ou as-tu un.e ami.e que tu aimerais encourager dans l’évangélisation ? Je t’encourage à parcourir ces étapes avec quelqu’un et à prendre des pas de foi dans l’évangélisation ensemble.
